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Séminaire/Débat – Pratiques Sonores à la HEAR

Séminaire « Pratiques Sonores »

Intervention de Tom Mays, professeur HEAR/Académie Supérieure de Musique

Présentation avec rencontre/débat
Mardi 14 mars, 18h à 20h
l’Auditorium du site Art de la Hear/Strasbourg, 1 rue de l’Académie.

“Le son de la musique et la musique du son”

Dans le cadre des Séminaires Pratiques Sonores organisé au sein de la HEAR, et suite aux présentations faites précédemment par des professeurs tels Joachim Montessuis, Bastien Gallet et Yvan Etienne (celle de Bertrand Gauguet ayant été reportée) – Tom Mays propose de traiter le sujet “Création Musicale / Création Sonore” – par une présentation de son travail de compositeur de musiques et sons, suivi d’une rencontre/discussion/débat. La HEAR invite professeurs et étudiants des trois sites, mais aussi ses partenaires à l’Université de Strasbourg (Le LabEx GREAM et la Faculté des Arts), ainsi que tout public intéressé par la question des “ponts entre arts plastiques et musique”.

Entre la notion du “son organisé” de Varèse, le silence/son de Cage et l’objet sonore de Schaeffer, en passant par les Futuristes, les compositions de “Soundscapes”, l’art radiophonique, la poésie sonore, l’écriture instrumentale concrète, la musique spectrale, la transformation temps réel et la synthèse sonore dans les musiques électroacoustiques et mixtes, et en même temps la multiplication des œuvres plastiques ayant le sonore comme matière principale – le son est devenu une préoccupation majeure non seulement dans la création musicale mais plus généralement dans l’art. Des termes pourtant “simples” comme plastique ou temporel se trouvent remis en question quand on parle de la temporalité d’une œuvre plastique ou du son sculpté dans la création musicale.

Nous vous invitons, professeurs, étudiants et public divers, à nous réunir autour de ces questions. La rencontre sera clôturée par un moment de convivialité autour des verres qui trinquent et des petits grignotages qui « crunchent ».

5ème Journée des Jeunes chercheurs du GREAM

5ème Journée des Jeunes  chercheurs du GREAM :

« L’analyse musicale au-delà de la  partition »

(Message de la part du GREAM, Université de Strasbourg)

Vous êtes cordialement invités à la 5ème Journée des Jeunes chercheurs du GREAM : « L’analyse musicale au-delà de la partition » organisée par Camille LIENHARD, Abril PADILLA et Julie WALKER (membres du GREAM) le vendredi 17 mars 2017 de 8h45 à 17h, au Collège doctoral européen, sis au 46 boulevard de la Victoire 67000 Strasbourg. L’entrée est libre.

La journée des jeunes chercheurs est soutenue par le Labex GREAM (Groupe de Recherches Expérimentales sur l’Acte Musical) de l’Université de Strasbourg, dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir.

Vous trouverez ci-joint l’affiche et le programme de la journée:

Programme_de_la_5eme_Journee_des_jeunes_chercheurs_du_GREAM

Et n’hésitez pas, pour avoir plus d’informations sur la journée et le programme détaillé, à consulter :

– la page Facebook du Labex GREAM : https://www.facebook.com/events/186241428543027/

– et le site Internet du GREAM :
https://gream.unistra.fr/activites/evenement/?tx_ttnews%5Btt_news%5D=14206&cHash=889db7f196443551ae85cf546bf3c3ac

Nous espérons que vous pourrez y assister et y passer un agréable moment… et n’hésitez pas à diffuser l’information.

Cordialement,

Alexandre FREUND-LEHMANN


Labex GREAM
Gestionnaire scientifique, administratif et financier
Coordinateur de projets

MISHA – Labex GREAM
5, allée du Général Rouvillois
67083 STRASBOURG CEDEX
bureau 218-220

tél. : +33 3 68 85 62 49
e-mail : freundlehmann (at) unistra (dot) fr

Monaco Electroacoustique 2017

Rencontres Internationales de Musique Electroacoustique – Monaco

jeudi 4, vendredi 5 et samedi 6 mai 2017
concerts, conférences, table rondes, ateliers, concerts des étudiants
Musique acousmatique, mixte, vidéo

 

 

 

 

Organisation : Académie Rainier III
Entrée libre et gratuite

18 compositeurs invités et 45 étudiants de 17 pays

3 concerts au Théâtre des Variétés (dont plusieurs créations mondiales)
3 concerts des étudiants à l’Académie Rainier III (16 institutions du monde représentées)
7 conférences
2 masters classes de composition électroacoustique
4 ateliers de spatialisation sonore
2 tables rondesDans cette quatrième édition, la biennale « Monaco Electroacoustique » proposée par l’Académie Rainier III, la Mairie de Monaco et soutenue par la SOGEDA, s’affirme comme l’évènement international de musique électroacoustique le plus important de la région et l’un des plus intéressants au niveau mondial. Sous la direction artistique de Mario MARY, Professeur en Electroacoustique à l’Académie Rainier III, cette rencontre est conçue comme un laboratoire artistique au plus haut niveau international. Elle accueille pendant trois jours : compositeurs, chercheurs, instrumentistes, artistes,  étudiants  et enseignants en électroacoustique de 17 pays (Portugal, Espagne, France, Monaco, Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Mexique, Colombie, Pérou, Brésil et l’Argentine).L’action de l »ensemble des participants, permettra le déploiement d’un large spectre de la création musicale contemporaine autour : de la musique électroacoustique, de la musique mixte, du live electronic, du multimédia, et au travers de  concerts, conférences, tables rondes, ainsi que d’ateliers et de masters classes. A cette occasion seront celébrés les 90 ans de Francis Dhomont (invité d’honneur) et nous rendrons hommage à Karlheinz Stockhausen, disparu il y a 10 ans,  à travers sa pièce mixte « Kontakte ».

Ce projet résulte d’une longue réflexion initiée au sein de l’Académie Rainier III, afin qu’il soit adapté à la Principauté, à l’air du temps et aux expectatives des société actuelles. L’affluence des étudiants de nombreux pays donnera vie et sens à ces rencontres.

Pour mettre en valeur la dimension de l’espace et les subtilités du timbre, la projection sonore des œuvres en concert sera réalisée avec un système de son multicanal et un « orchestre » de 40 haut-parleurs. Monaco Electroacoustique 2017 sera l’occasion d’une immersion privilégiée au coeur de cette singulière aventure de l’art sonore contemporain.

Monaco Electroacoustique a innové dans la conception de ce type d’évènement en se détachant du format habituel des festivals et des rencontres. Son objectif est de créer un évènement culturel vivant, outil de la société en général et destiné plus particulièrement à la communauté électroacoustique. L’impact international de cette manifestation contribue sans nul doute au rayonnement de la Principauté, dans le monde entier.

Théâtre des Variétés : concerts à 20h30
Académie de Rainier III : conférences, ateliers, tables rondes et concerts des étudiants à partir de 14h30.
L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Réservation +377 93.15.28.91.     Informations : www.mairie.mc
Direction artistique : Mario MARY mmary@mairie.mc

Commission d’aide à projet (étudiant) de la HEAR

La deuxième commission d’aide à projet (étudiant) de la HEAR aura lieu le 15 mars prochain la date limite des dépôts de dossier le 28 février 2017.

Les  demandes de dossier, formulaires sont à retirer auprès de Nicolas  Schneider (nicolas.schneider@hear.fr) sur rendez vous les mardi matin,  mercredi et jeudi toute la journée.

Ce soutien est accordé par la Haute école des arts du Rhin à un étudiant  pour un projet individuel ou collectif donnant lieu à une diffusion  publique (exposition, livre, film, concert, etc.) dans un cadre  professionnel (galerie, salle de spectacle, théâtre, concert, musée, etc.). L’aide, à hauteur de 500 euros pour un projet  impliquant les étudiants d’un seul site et 750 pour les projets impliquant des étudiants des différents sites de la HEAR, est destinée  principalement à conforter l’inscription du travail de l’étudiant dans  le champ professionnel.

Ainsi, sont privilégiés les projets se déroulant  hors les murs et impliquant un partenariat. La procédure de demande constitue en elle-même une préparation aux  démarches que connaîtront les diplômés à leur sortie de la Haute école  des arts du Rhin.

Bourse d’aide à la notoriété de la HEAR 2017

La HEAR a instauré une bourse d’aide à la notoriété en faveur des étudiants. Je viens d’informer les étudiants de l’ouverture de la « campagne 2017 » pour l’attribution de cette bourse et souhaitais également vous faire part de ce dispositif, à titre d’information.

L’objectif visé est de permettre aux étudiants de l’Académie de bénéficier d’un soutien financier de 350 € pour participer à un concours, à la sélection d’un festival ou à une master class.

Ce dispositif d’aide s’inscrit ainsi dans le cadre de la professionnalisation des étudiants.

Les conditions d’éligibilité sont les suivantes :

Être inscrit ou avoir initié une démarche d’inscription (exemple : échange d’informations par mail) à :

  • un concours
  • la sélection d’un festival
  • une master class

La bourse peut être attribuée postérieurement à l’événement.

→ Remettre un dossier complet de demande de bourse d’aide à la notoriété dans le délai imparti : la date limite de déport de dossier est fixée au 31 janvier 2017.

Attention : aucun dossier incomplet ou hors délai ne sera examiné.

Ce dossier comprend notamment une demande de soutien détaillant la motivation à participer à la sélection d’un festival, à un concours ou à une master class. Un formulaire de demande est joint au présent mail ; il peut également être retiré à l’Académie.

Cette demande est validée par l’enseignant de l’étudiant dans la discipline instrumentale qui émet un avis (c’est à l’étudiant de solliciter cet avis).

→Ne pas avoir déjà bénéficié de cette aide au cours de son cursus à l’Académie supérieure de musique de Strasbourg.

Précisions :

Les demandes de bourse sont validées par les enseignants puis arbitrées par la Direction de l’Académie de Strasbourg. 20 bourses maximum peuvent être attribuées.

L’examen des demandes de bourse a lieu une fois par an.

Le ou les étudiants bénéficiaires s’engagent à présenter un compte-rendu dans les deux mois suivant la fin du projet (participation à un concours, à la sélection d’un festival, à une master class) ou dès la demande de bourse si celle-ci est formulée postérieurement au projet.

En l’absence de présentation de ce compte-rendu, la HEAR se réserve la possibilité d’émettre un titre de recettes à l’encontre du bénéficiaire afin de recouvrer le montant total versé.

Les étudiants sont invités à contacter Anne Guyonnet par mail ou de préférence à aller la voir, pour toute demande d’information.

Séminaires Pratiques Sonores de la HEAR 2016-2017

Voici la liste complète des 5 séminaires Pratiques Sonores proposés par des profs de la Hear, sur les 3 sites, durant l’année 2016-2017.

Bons séminaires!

  1. Lundi 3 octobre 2016 avec Joachim Montessuis (artiste, musicien, enseignant à la HEAR). Lieu : Cité de la musique et de la danse, Strasbourg (salle 23)
  2. Mardi 13 décembre 2016 avec Bastien Gallet (philosophe, enseignant à la HEAR). Lieu : Cité de la musique et de la danse, Strasbourg (salle 23)
  3. Lundi 16 janvier 2017 avec Yvan Etienne (artiste, musicien, enseignement à la HEAR). Lieu : site d’arts plastiques de Mulhouse
  4. Mardi 7 février 2017 avec Bertrand Gauguet (historien de l’art, musicien, enseignant à la HEAR). Lieu : Cité de la musique et de la danse, Strasbourg (salle 23?)
  5. Mardi 14 mars 2017 avec Tom Mays (compositeur, musicien, enseignant à l’Académie supérieure de musique de Strasbourg – HEAR). Lieu : site d’arts plastiques de Mulhouse (Salle audio)

Séminaire Pratiques sonores – Bastien Gallet

Dans le cadre du programme de recherche espaces sonores de la Hear, séminaire très intéressant demain soir de Bastien Gallet (philosophe, enseignant à la HEAR) sur la relation entre la musique et l’enregistrement phonographique. Les étudiants de l’Académie sont vivement encouragés à assister. Implications pour tous genres de musique…
 
mardi 13 décembre
Cité de la musique et de la danse,
salle 23, 19h-21h
 
Séminaire Bastien Gallet :
« Histoires de disques : phonographies de Skip James à Robert Hood »
 
Nous tâcherons par la parole et par l’écoute de répondre à quelques questions : Qu’est-ce qu’un disque? A quel moment l’histoire de la musique est-elle devenue une histoire de disques? Existe-t-il une manière proprement phonographique de composer la musique? Autrement dit : La musique a-t-elle pris, et si oui à quel moment, une forme phonographique?

Article de Geneviève Charras sur le concert Drum Machine + entrances + after

l’article en ligne:

http://genevieve-charras.blogspot.fr/2016/10/drum-machines-percutant-echantillon.html


« Drum-Machines »: percutant échantillon d’icônes acoustiques!

« Entrances » en apéritif pour ce concert final du festival Musica.Prologue sonore électroacoustique dans le hall de l’auditorium de la Cité de la Musique de Strasbourg, par les étudiants de la HEAR: sérieux, concentrés dans ce contexte difficile où l’auditoire papote, devise à l’envi de ses aventures « Musica »; ils ne se laissent pas démonter, sous l’oeil bienveillant du professeur, tuteur, Pigmalion de leurs talents, Tom Mays!
Puis place aux Percussions de Strasbourg et eRikm pour « Drum-Machines » de 2015/ 2016 en création mondiale, s’il vous plait.
Rencontre entre le fameux ensemble des Percussions de Strasbourg, tout neuf, et le trublion eRikm… Ca va le faire!Scène encombrée de multiples objets et instruments de percussions pour le « décor » scénographique et tout démarre avec un solo discret de plumeau, pinceau effleurant les objets, chasse-mouche désopilant, évoquant la douce et tendre Dame Nature.Paysages de montage avec cloches de vaches, éclairs et tonnerre qui se rapprochent, le visuel est fort et les images visionnaires se dessinent à l’horizon musical.Tandis que eRikm visse et dévisse le son sur sa table de mixage, les cinq musiciens des Percussions s’agitent, s’animent d’un instrument à l’autre générant peu à peu une ambiance singulière: rituel d’un grand bivouac au sein d’une oasis de perles de pluie, campement éphémère d’où, assis en tailleur, les musiciens émettent jusqu’à leur perte, des martèlement de baguettes, amplifiés jusqu’à leur paroxysme.Tout se déchaîne, s’accélère, euphorisant, magnétique, hypnotique.Des images sont projetées simultanément, captées en direct: elles signalent en gros plans, la source des sons, délivrent les secrets de fabrication de bruits singuliers, venus d’une vielle triturée ou d’une surface de tambour ou grosse caisse. Saisissants vermisseaux qui sautillent , en chenilles, en vermicelles sur la peau de la grosse caisse, transformée en gazomètre ou forge incandescente.Plaque métallique en folie, scie musicale étrange, c’est une usine emballée par les sons qui délivre son brouhaha, tohu-bohu de figures rythmiques de percussions: un univers de labeur torride à la Fernand Léger, une broyeuse destructrice, emballée, un enfer métallurgique que ce « Drum-machines » tonitruant, tectonique.Les Temps Modernes en référence, le corps de Charlot dans les engrenages, fatalisme du conditionnement de l’être humain par la machine
Un bout de bras tournoie sur la peau du monde d’une caisse de résonance: image filmée, projetée pour mettre dans l’ambiance de la déshumanisation du monde industriel, du corps en morceaux, désagrégé, débité, découpé/ L’enfer? Compulsif, plein de circonvolutions sonores, de chaos, de bouleversements, de tsunami sonore, tempétueux, ravageur, ébouriffant!
Des pots de fleurs, à fleur de peau, effleurés pour attendrir l’atmosphère hystérique du spectacle déchirant de fureur, de bruits de cataclysme annoncé
Spectacle tendu, volcan plein de scories d’un cratère éruptif incessant, crachant sons et frissons: la géologie est aussi électroacoustique et eRikm de démontrer en compagnie de Stéphane Cousot pour le dispositif vidéo, Olivier Pfeiffer pour le son que la création est vivante, bouleversante et jaillissante

En conclusion « afters sonores3 avec les étudiants de Tom Mays et d’Emmanuel Séjourné de l’Académie supérieure de musique de Strasbourg/ HEAR: interventions dansées, percutées parmi le public, tout excité par le précédent concert.Du bel ouvrage, sur le fil, au gré des interstices spatiaux, des circulations ambulatoires du public, des intentions des interprètes, tranchant la foule, captivant l’intérêt de cette dernière soirée « Musica »: on se quitte sur l’aléatoire, le hasard, l’électroacoustique, la musique en temps réel, incarnée, jouée par les générations montantes, émergentes: une bonne étoile pour la Musique, star céleste du firmament sonore.

Article de Geneviève Charras sur le concert Jeune Talents

l’article en ligne:

http://genevieve-charras.blogspot.fr/2016/10/jeunes-talents-compositeurs-une.html


« Jeunes talents, compositeurs »: une génération prometteuse!

Avec les étudiants des classes de composition de Philippe Manoury et Daniel D’Adamo, d’électroacoustique de Tom Mays, Etudiants du conservatoire de Strasbourg et de l’Académie de musique de Strasbourg/ HEAR
Sous la direction de Armand Angster et Emmanuel Séjourné, voici du beau et bon monde réuni, pour « cultiver la différence », faire émerger de nouveaux talents de compositeurs et interprètes…. autour des œuvres de Jean David Mehri par exemple »Prolongements », en création mondiale:
une musique mixte, pour saxo soprano, électronique en temps réel et virtuosité!
Adam Campbell et Jean David Mehri, à l’oeuvre, c’est un duo inattendu, sons brefs et insistant du saxo, amplifié en écho, comme un cor de chasse, strident, au Lointain.Très contrastée, la musique est enjouée, en volutes et spirales, le son lancinant tenu en fond sonore.Sensuel, caverneux, le son sourd, affolé à la Garbarek parfois, en salves déchirantes, cinglantes.Fracas, débris de sons, fureur pour entamer au final une accalmie, contraste frappant, désorientant.

Etienne Haan pour « Eclipse » va prouver qu’un chef d’orchestre peut se doubler, s’oublier, se dédoubler: parti des sons de neuf gestes de danse, voici une musique interprétée par un danseur, alors que derrière lui les musiciens et un « vrai » chef d’orchestre bat la mesure.
Idée originale qui donne à voir la musique par le truchement d’une danse magnétique: celle du jeune et longiligne Clément Debras :Face au public, il réinterprète les gestes du dirigeant, sans jamais les mimer, sans pathos: jeu de mains, tremblements, postures complexes, acrobatiques, genoux souples se dérobant, doigts en position de cou et bec de cygnes, lac des signes cabalistiques d’une danse de chef de tribu qui jamais ne regarde les musiciens, sauf exception pour s’assurer qu’ils sont bien encore là! Un chef à l’envers, très narcissique, relax, désinvolte, primesautier, poignets hyper mobiles sans baguette ajoutée. Stature fière et attitude nonchalante se conjuguent pour ce chef qui n’est pas dans l’ombre comme son compère à qui il tourne le dos: Armand Angter, au travail, dans le noir face aux jeunes interprètes
Il lui prend la vedette et ne s’en lasse pas!Étiré sur les pointes, toréador, aux gestes brossés, tétaniques, on regarde la musique danser, incarnée, jamais caricaturée ou redondante.Noble, fier, se caressant le long du corps, il borde sa danse de ses bras, enveloppe son corps, en courant marin possédé par les vagues: des ondes le parcourent par les hanches: son corps est aussi instrument et métaphore. Sous son plus beau profil à la Israel Galvan, ce jeune homme qui danse fait songer à Angelin Preljocaj, précis, précieux, versatile, futile en diable. Alors, la musique est bonne qui inspire cet univers burlesque, humoristique aussi, décalé, distancé. Ombre, double ou doublure du chef, dos à dos en dialigue d’aveugles mais pas de sourds, le danseur danse (dixit Baschung) Le regard vers nous, interrogateur ou séducteur, conducteur de grâce et d’enchantement.La scénographie originale de la pièce lui doit beaucoup, se joue de la plasticité de son corps, des étirements des vêtements: il se renverse, se plie mais ne cède pas, penché, courbé, en vrille ou spirale; il s’affole, s’agite déborde de son mètre carré de surface dansable, en tours, glissades, envolées, gestes enrobés
Dans le noir final, l’obscurité dévoilera le vrai chef, bras tendu dans l’ombre, petites mains discrètes et efficaces: qui est le vrai chef: celui qui guide le son, ou celui qui implique le regard et donne à la musique un espace éphémère de vie, unique!Oeuvre qui fera date dans ce « laboratoire » expérimental de scénographie, composition et interprétation. Andréa Baglione à la conception originale de ce projet.
Et un artiste complet à suivre: Clément Debras, à Millepied,  à Petipa !

Pour terminer ce concert éclairé,Benoit Soldaise pour « Vingt sept »;
Sous la direction d’Emmanuel Séjourné, place aux percussions: des gamelles et des bidons qui se bidonnent, c’est pas du bidon: alors en marche pour cette opus martial, où l’on frotte, on gratte du polystyrène en poly sons, on tape sur des cymbales Des cloches, des sifflets pour un joyeux tohu-bohu ludique plein d’humeurs et d’humour; six percussionnistes enjoués inventent des sons égrainés, ensablés, des chants de coq ou de grillon, comme dans une volière en folie, une basse cour perturbée par l’apparition d’instruments distrayants le banal quotidien: « panique à la cour »dans les brigades et batterie de cuisine pétrolières: marche militaire solennelle burlesque et décalée, montée en puissance assourdissante, quelques contrastes mystérieux et les ambiances sont campées. Froissement de toile de survie, verre à eau résonant, quelques gestes frappant de musique avortée, stoppée en cour de geste: le chef autoritaire, arbitre de ce match désordonné et indisciplinaire, semble bien s’en remettre.
Concert réussi, chatoyant et attestant de l’originalité, de la liberté donnée aux jeunes créateurs de tout poil pour inventer la musique d’aujourd’hui: du « fait maison » en direct avec les produits du marché, cuisine intuitive, raffinée, déstructurée ou sage-pasage: comme il vous pklaira! Le charme opère, la voie est libre!

Article de Geneviève Charras sur le concert GRM/étudiants

l’article en ligne:

http://genevieve-charras.blogspot.fr/2016/09/musica-soiree-electro-choc.html


« Jeunes talents, musique acousmatique »
Acoustique? Vous avez-dit « musique acoustique? Alors devant vous dans la salle de la Bourse, réaménagée à l’occasion du festival, de curieux instruments vous regardent: sorte d’oculus, de globes oculaires, haut-parleurs, sorte de pavillon de phonographe: un attirail hétéroclite de toute beauté plastique et quasi cinétique, très vintage.Sculptures sonores qui vont réverbérer le son, en direct façonné et manipulé par les jeunes créateurs du studio d’électroacoustique de la HEAR et du Conservatoire de Strasbourg.
Sous la direction pédagogique du spécialiste en la matière: Tom Mays: un studio-concert de jeunes pousses très prometteuses.
Trois œuvres vont donc dérouler sons et résonances: des pièces courtes, coup de poing pour introduire cette étrange volet de la musique d’aujourd’hui, fille de Pierre Henry.

« Dreaming Expanses » d’Antonio Tules, distille curieusement des bribes de sons variés qui évoquent vrombissements, déglutition, chaos, râles et autres sons de facture très organique: on y digère à sasiété des bruits et couleurs inédits à vous renvoyer dans des univers visionnaires singuliers. Paysages, matières au rendez-vous de cet opus très habile et plein de surprises sonores vibrantes, ronflantes, rondes et charnues.

« Les cheveux ondulés me rappellent la mer de mon pays » de Sergio Nunez Meneses est en fait la dernière phrase audible de cette pièce: murmurée, susurrée au début, peuplée de voix lointaines qui appellent la muse Echo, celle qui disparaît, se désincarne pour n’émettre que du son. Les instruments acoustiques, face à nous, nous interpellent comme des corps dont la vie de chair est absence, mais les résonances, les vibrations bien présentes.Désincarnée, l’oeuvre fait office de flots éparpillés qui chantent, psalmodient, éclatent en de multiples voix: celle d’un discours, celle d’une conversation, des cris et chuchotements, très bande son off cinématographique.
Du bel ouvrage, des « Cris de Paris » contemporains pour une ambiance intimiste ou révoltée.L’eau , l’aquatique, le fluide comme matière d’inspiration où l’on s’immerge à souhait dans un bain de jouvence salvateur.

« Registres » de Loic Leroux, dans la même veine délivre sons et pulsations, spatiales, très oniriques, larges et étirées dans l’atmosphère. Amplitude, réserve, concentration et délivrance des sons, en font un voyage très respiré, très inspiré, au souffle amplifié, magnifié par l’acousmonium.
Déluge, chaos tectonique, source de déflagration et voilà l’univers sonore créé, grave et convaincant.

Au tour du « maître » de s’exposer à l’ouïe pour des sons inouïs: « Presque rien pour Karlax » de Tom Mays
Paysages d’aujourd’hui, sons d’autoroutes en délire, de passages furtifs de sonorités singulières: bruits du quotidien pour amplifier des ambiances reconnaissables, identifiables .Trame sonore riche des sons de Luc Ferrari, remodelés, triturés, manipulés comme de la pâte à modeler le son.
Plastique, visuel, sonore, ce récital, atelier fur une révélation de ce qui se trame et s’enchaîne dans les studios de fabrication, dans la recherche joyeuse et vivante des curiosités de cabinet qui naissent et prennent corps dans les entrailles d’objets singuliers qui diffusent la magie, alchimie du son acoustique en diable.
Il y a du visionnaire dans ce paysage de science friction, fiction du son, si beau à contempler aussi!